C’est une nouvelle financière inattendue pour l’électromobilité. Alors que beaucoup craignaient une diminution, le Gouvernement a décidé de revaloriser le dispositif d’aide à l’achat. En 2026, le montant maximal du bonus électrique augmente significativement, notamment pour les foyers modestes, pour atteindre un nouveau plafond de 5 700 €. Le montant total des aides nationales (bonus + surbonus) peut grimper jusqu’à 7 700 € ! C’est le moment idéal pour concrétiser votre achat.

Le barème officiel du bonus électrique 2026 révélé
Pour renforcer l’accessibilité à la voiture électrique et maintenir l’élan de la transition écologique, l’État a revu ses ambitions à la hausse. Le dispositif continue de cibler les ménages en fonction de leur Revenu Fiscal de Référence (RFR).
Voici les montants applicables dès 2026, avec les hausses confirmées :
| Tranche de revenus (RFR) | Montant du bonus électrique 2026 (Plafond) | Augmentation par rapport à 2025 (mi-année) | Aide de base antérieure à juillet 2025 |
| RFR inférieur à 16 300 € (Ménages précaires) | 5 700 € | + 1 500 € | 4 200 € |
| RFR entre 16 301 € et 26 300 € (Ménages modestes) | 4 700 € | + 500 € | 4 200 € |
| RFR supérieur à 26 300 € (Autres foyers) | 3 100 € | Stable | 3 100 € |
Source des montants : Les chiffres ci-dessus correspondent aux plafonds annoncés par le Ministère de l’Économie pour 2026, basés sur les projections du Projet de Loi de Finances.
L’impact du surbonus européen : jusqu’à 2 000 € de plus
Le surbonus, destiné aux véhicules ayant un « score environnemental » élevé (privilégiant la fabrication européenne et les batteries à faible impact carbone), est également revalorisé. Il peut désormais atteindre jusqu’à 2 000 €.
Montant maximal total : Le montant maximal que l’État peut verser pour l’achat du véhicule (bonus écologique + surbonus) est de 7 700 €.
Comment tirer le meilleur parti des aides 2026
Au-delà des montants du bonus, la question pour les acheteurs est de savoir comment optimiser cet avantage financier en exploitant les autres dispositifs.
Le cumul des aides à l’achat : l’équation gagnante
L’aide à l’achat (7 700 € maximum) est entièrement cumulable avec les dispositifs d’aide à la mise au rebut et les surprimes locales (telles que la surprime ZFE), sous conditions de revenus et de mise au rebut d’un ancien véhicule polluant.
Remarque : Bien que la Prime à la Conversion (PAC) historique ait pris fin pour les véhicules neufs, le principe d’une aide complémentaire pour la « casse » est maintenu par l’État via d’autres mécanismes ou majorations (notamment en Zones à Faibles Émissions).
Pour un foyer éligible, le cumul du bonus électrique revalorisé avec ces aides complémentaires peut rendre le coût d’acquisition de certains modèles neufs extrêmement attractif.
Les autres dispositifs d’aide à la mobilité
Leasing social (Location à bas coût) :
- Maintenu en 2026, il permet aux foyers les plus modestes de louer un véhicule électrique neuf ou d’occasion pour environ 100 €/mois.
- Non cumulable avec le bonus écologique. C’est une option pour les ménages qui ne peuvent ou ne souhaitent pas acquérir.
Aides locales et prêts mobilité (CAF, Régions) :
- Certaines Caisses d’Allocations Familiales (CAF) proposent des prêts mobilité ou des aides à l’acquisition de véhicules « propres ». Les régions et métropoles (surtout celles avec des ZFE) proposent aussi des surprimes locales cumulables avec les aides nationales.
- Ces aides peuvent aller de 1 000 € à 3 000 € supplémentaires, selon votre département et vos revenus.
Un pic d’aide : faut-il anticiper 2027 ?
Mais ce pic de soutien en 2026 pourrait être éphémère. Si le marché continue de croître et que l’offre de voitures électriques accessibles se stabilise, l’État pourrait réduire les montants dès 2027, dans sa logique de désengagement progressif. Par conséquent, 2026 représente une fenêtre d’opportunité optimale pour bénéficier des subventions les plus généreuses.
Les conditions d’éligibilité sont strictes et exhaustives
Pour s’assurer que l’aide finance des véhicules vertueux et que les bénéficiaires sont éligibles, les critères à respecter concernent à la fois le véhicule acheté et l’acheteur.
Critères d’éligibilité du véhicule
- Plafond de prix TTC : Strictement inférieur à 47 000 €.
- Poids maximal : Moins de 2,4 tonnes sur la balance.
- Source d’énergie : Doit être 100% électrique ou hydrogène.
- Score environnemental : Doit être validé pour une production bas carbone (condition sine qua non pour le surbonus de 2 000 €).
- Immatriculation : Le véhicule doit être immatriculé en France dans une série définitive.
Concernant le score environnemental, consultez la liste des véhicules éligibles via le site de l’Agence de la transition écologique (ADEME)
Critères d’éligibilité de l’acheteur
- Domiciliation : Être majeur et avoir un domicile en France.
- Revenu Fiscal de Référence (RFR) : Le montant de l’aide est directement lié à votre RFR par part (voir barème).
- Engagement de conservation : L’acheteur s’engage à ne pas céder le véhicule dans les douze mois suivant son acquisition et avant d’avoir parcouru au moins 6 000 kilomètres.
Conditions liées au cumul des aides
- Véhicule mis à la casse (pour l’Aide à la mise au rebut) : L’ancien véhicule doit appartenir au demandeur depuis au moins un an, être un diesel immatriculé avant 2011 ou une essence immatriculée avant 2006, et être mis à la casse dans un centre VHU (Véhicule Hors d’Usage) agréé.
- Cumul interdit : Le bonus écologique n’est pas cumulable avec le dispositif du leasing social.
Pour les acheteurs, 2026 n’est pas seulement une opportunité, c’est une fenêtre de tir optimale. Planifier l’achat maintenant, en maximisant le cumul du bonus électrique et des aides locales, est la clé pour réaliser l’investissement le plus avantageux dans la mobilité électrique de la décennie.





